Les foyers intenses qui se sont déclarés dans les tours jumelles du World Trade Center à New York le 11 septembre ont entraîné l'effondrement des tours, selon un rapport fédéral qui note que les systèmes anti-incendie n'ont pu fonctionner. Les tours percutées à une vingtaine de minutes d'intervalle par deux avions de ligne détournés sur Manhattan, se sont écroulées sous l'effet combiné du choc et des incendies qui ont suivi, conclut ce rapport dont le "New York Times" a révélé vendredi le contenu.
La structure des bâtiments a étonnamment bien supporté l'impact des deux avions, note le rapport de l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence et de la Société américaine des ingénieurs civils. En revanche, les tours n'ont pas pu tenir dans la chaleur extrême générée par les incendies qui se sont déclarés après le choc, atteignant les 2000 degrés, soit l'équivalent de la production d'une centrale nucléaire.
Les systèmes anti-incendie des gratte-ciels sont normalement destinés à permettre que les feux s'éteignent avant de risquer un effondrement. Mais dans le cas du World Trade Centre ils n'ont pas été efficaces.
Les circonstances extraordinaires des attentats rendent difficiles l'explication de ces défaillances, souligne le rapport. Mais pour les experts, il est probable que les débris qui ont volé sous le choc des avions aient pu couper des canalisations alimentant les lances et les systèmes d'arrosage.
Selon le rapport, les boules de feu qui ont éclaté lorsque les avions ont percuté les tours ont brûlé environ un tiers du carburant de chaque avion. L'explosion initiale a fait peu de dégâts structurels mais les incendies provoqués par le reste du carburant se sont propagés à travers plusieurs étages.
Sans ces feux dévastateurs, le World Trade Center n'aurait pas disparu, à moins d'un tremblement de terre ou d'une tempête, estime le rapport.
